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Horaire d'hiver:

Mardi

9:30-11:30 Aviron *

Mercredi

9:30-11:30 Aviron *

Mercredi

18:30-20:00 Ergomètre

Jeudi

9:30-11:30 Aviron *

Samedi

15:00-17:00 Aviron

Dimanche

10:00-12:00 Aviron


(*) Les sorties du matin sont organisées par Yves.

Horaire d'été:

Mardi

09:30-11:30 Aviron *

Mardi

18:30-20:30 (octobre: 18:00-20:00) Aviron

Mercredi

09:30-11:30 Aviron *

Jeudi

09:30-11:30 Aviron *

Jeudi

18:30-20:30 (octobre: 18:00-20:00) Aviron

Samedi

10:30-12:30 (vacances d'été: 9:00-11:00) Aviron

Dimanche

10:00-12:00 (vacances d'été: 9:00-11:00) Aviron


(*) Les sorties du matin sont organisées par Yves.


Calendrier 2020

Compétitions

4 avril

Critérium Lausannois

27-28 juin

Championnats Suisses

3 octobre

Championnats Romands

4 octobre

régate de Nyon

10 octobre

Rösti Cup

Voyages

1er mai

Traversée de Lyon

29 mai - 1er juin

Vogalonga

6-13 juin

Descente de la Vltava

19-20 septembre

Traversée de Paris

12-13 décembre

Baie des Anges

Festif

21 mars

Ouverture de saison

2 mai

Journée de nettoyage

5 septembre

Repas de Soutien

2020

Accueil'20

Apprendre'20

Compétition'20

Randonnée'20

Media'20

Le Club'20

Album Photo'20

2019

Accueil'19

Apprendre'19

Compétition'19

Randonnée'19

Media'19

Le Club'19

Album Photo'19

2018

Accueil'18

Apprendre'18

Compétition'18

Randonnée'18

Media'18

Le Club'18

Album Photo'18

Fonds de Soutien'18

2017

Accueil'17

Apprendre'17

Compétition'17

Randonnée'17

Media'17

Le Club'17

Album Photo'17

2016

Accueil'16

Apprendre'16

Compétition'16

Randonnée'16

Media'16

Comité'16

Album Photo'16

Travaux'16

Rio'16

2015

Accueil'15

Apprendre'15

Compétition'15

Randonnée'15

Media'15

Comité'15

Album Photo'15

Travaux'15

2014

Accueil'14

Apprendre'14

Compétition'14

Randonnée'14

Divers'14

Comité'14

Album Photo'14

2013

Accueil'13

Apprendre'13

Compétition'13

Randonnée'13

Divers'13

Comité'13

Club 8+'13

Album Photo'13

2012

Accueil'12

Apprendre'12

Compétition'12

Randonnée'12

Divers'12

Comité'12

Club 8+'12

Album Photo'12

London Olympic Games'12

2011

Accueil'11

Apprendre'11

Compétition'11

Randonnée'11

Divers'11

Comité'11

Club 8+'11

Album Photo'11

2010

Accueil'10

Apprendre'10

Compétition'10

Randonnée'10

Divers'10

Comité'10

Culture?'10

Album Photo'10

Youth Olympic Games'10

2009

Accueil'09

Apprendre'09

Compétition'09

Randonnée'09

Divers'09

Comité'09

Culture?'09

Album Photo'09

2008

Accueil'08

Apprendre'08

Compétition'08

Randonnée'08

Divers'08

Comité'08

Culture?'08

Album Photo'08

2007

Accueil'07

Apprendre'07

Compétition'07

Randonnée'07

Divers'07

Comité'07

Culture?'07

Album Photo'07

2006

Accueil'06

Apprendre'06

Compétition'06

Randonnée'06

Divers'06

Comité'06

Culture?'06

Album Photo'06

2005

Accueil'05

Apprendre'05

Compétition'05

Randonnée'05

Divers'05

Comité'05

Culture?'05

Album Photo'05

2004

Accueil'04

Apprendre'04

Compétition'04

Randonnée'04

Les Anciens'04

Comité'04

Jeunes Rameurs'04

Album Photo'04

Noël'04

La "randonnée" regroupe les membres de notre club qui rament régulièrement ensemble pour profiter de la nature et participer ensemble à des évènements d'aviron loisir en Suisse et en Europe. Notre club favorise l'activité sportive en équipe, et en principe, les nouveaux membres sont intégrés dans des bateaux d'équipe et rament pendant les horaires fixes (voir ci-dessus). Si vous avez envie de pratiquer l'aviron comme sport de loisir, la page "apprendre" vous renseigne sur les cours. Si vous savez déjà ramer, venez simplement nous voir une fois au club pendant les horaires de la randonnée.

  Matinée de formation continue des encadrants    Lausanne, le 21 mars 2021

En ce 1er jour de printemps (d'aucuns diront que c'était la veille !), Yves, Marie, Natacha, Thomas W, – de la commission de formation du LSA – épaulés par Bernard G et Fanny ont animé une matinée de formation destinée aussi bien aux encadrant.e.s déjà actifs.ves qu'aux prétentendant.e.s. Un refresh pour les premiers, une sensibilisation et une mise à niveau pour les seconds.

5 groupes – masqués – répartis sur 5 postes placés devant le club, dans le respect de la distance sociale requise. Un tournus est prévu toutes les 1/2h. Chaque poste, un thème essentiel à la pratique de l'aviron en toute sécurité. Une organisation hors pair.

Yves nous rend attentifs.ves à la qualité de l'accueil des rameurs.ses, en particulier les débutant.e.s, la composition équilibrée des équipes/des bateaux et les bonnes positions sur l'ergomètre (qu'on aime ou pas !)

Bernard G nous montre en live la bonne utilisation de l'application Météosuisse, que nous devons impérativement consulter avant toute sortie sur le lac ; il nous précise, pour chaque type de vent et leur force affichée ou annoncée, quels sont les risques possibles. Des points de repère et des consignes de sécurité déterminants pour l'encadrant.e. Le vent l'emportera.

Thomas W, nous indique où se trouvent les bateaux à disposition de la randonnée, les gestes et les positions qui doivent être adoptés pour sortir correctement les bateaux des hangars et les mettre à l'eau puis les ranger avec le même soin ensuite.

Fanny nous familiarise avec la manipulation particulière de Läkerli et Fleur de sel, les yoles de mer sur remorque. La mise à l'eau de ces bateaux – plus lourds et au profil différent permettant de ramer sur des eaux plus houleuses – suit d'autres règles.

Enfin, Natacha nous relaxe et partage quelques exercices de stretching inspirés du yoga. Il s'agit, après les sorties, de prévoir, si ça s'y prête, quelques étirements qui vont solliciter d'autres parties du corps que celles mobilisées en ramant.



Toujours dehors, mais cette fois autour d'une tasse chaude de café ou de thé, et des tartes aux fruits concoctées par nos monitrices, on salue l'engagement de nos super-encadrant.e.s.

9 d'entre nous sont disponibles pour une sortie dans la foulée.

La bise glaciale et son renforcement annoncé nous obligent à rester dans la baie. 4 aller-retour nous ravissent cependant autant que nous sommes !

La joyeuse équipe se retrouvera le 10 avril prochain pour une nouvelle matinée qui sera consacrée, cette fois, à la pratique.

L'aviron est un sport magnifique car il conjugue autant l'effort que le plaisir d'évoluer sur l'eau (certes mon élément) et dans un cadre merveilleux. Il reste néanmoins exigeant : technique, poussée, équilibre...

A tout bientôt sur le lac !!


Lauriane

  Atelier Peinture    Lausanne, les 24 et 25 octobre 2020

À celles et ceux qui se demandaient si le club achetait des rames déjà peintes, qui voyaient lentement la peinture s'élimer sur le dos de certaines pelles, qui se demandaient comment leur faire retrouver leur prime jeunesse...

Mystère résolu : derrière la peinture, pas de baguette magique mais une bonne séance de ponçage, un rouleau et un pot de peinture. C'est ce qu'ont découvert les membres du LSA un beau samedi matin, en compagnie d'Eliott, responsable matériel, peintre et pédagogue, que vous connaissez déjà (oui, oui, c'est celui que vous interpelez lorsque vous signalez une " avarie " sur l'ordinateur).

Chacun.e est venu masqué.e, Covid oblige, et certain.e.s ont poussé jusqu'à la tenue de salle blanche (merci Gilles). Avec ça, nous étions bien préparé.e.s à nous barbouiller de peinture, mais nous nous en sommes tenu.e.s aux rames et c'était déjà pas mal.

D'abord, poncer la peinture des rames déjà peintes, celles du St Sulpice et du Smala. Sous la couche de bleu et blanc, on découvre parfois des surprises (du rouge !). Ensuite, après une pause café/croissant (avec Lucia et Gundula, on est aux petits soins), nettoyer et sécher avant de poser un bout de scotch, et c'est parti pour la première couche. La deuxième attendra le lendemain, et le bleu... ce sera pour une autre fois (la semaine prochaine ?).

Pour les rames neuves, un peu moins de travail : elles sont déjà blanches, il n'y a qu'à poncer le bas et le peindre en bleu. On plaint nos voisin.e.s du Rowing et leurs rames à chevrons... (mais imaginez les clubs avec des drapeaux à dessins, ou plus de deux couleurs !).

Sous l'œil expert d'Eliott, on rajoute une petite touche de ci, de là, et juste à temps, Gundula et Daniel reviennent avec les pizzas. Après avoir rangé le matériel, on laisse les pelles briller et sécher au soleil : mission accomplie, c'est l'heure du pique nique. La pluie a fait une courte apparition pendant le ponçage – heureusement pas pendant la peinture... – mais le soleil a bien participé au séchage, pendant que nous faisions notre sortie post-peinture sur l'eau.

Avis aux artistes que la ligne courbe rebute, les rameur.se.s vous remercient de pouvoir arborer fièrement nos couleurs.


Natacha

  Bilac    Neuchâtel, le 19 septembre 2020

Le départ
9h : le coup part et 79 bateaux s'élancent, tous confondus : doubles, quatre, six (oui, oui), huit... Les maillots et les pelles multicolores défient la brume du matin, et les nuages sur les hauteurs de Neuchâtel. On s'imagine presque à la Vogalonga sur le grand plan d'eau, face à cette belle ville qui n'est pas sans rappeler certaines villes du nord de l'Italie, proches de Venise. Nous laissons à bâbord la Basilique Notre-Dame-de-l'Assomption, tout en rouge, qui domine le parc où nous avons remonté nos bateaux.

Pour préparer la course
Sur le St Sulpice, les 30 km s'annoncent comme un défi : jamais l'équipage (Cornélia, Mike, Isabelle, Loyse, et Stéphanie) n'a ramé ensemble sur une longue distance. L'harmonie n'était pas au rendez-vous pendant les premières sorties, et les membres de l'équipage ont compris qu'il y avait une marge de progression : Es gab noch viel Luft nach oben für unser Boot! Les rameuses et les rameurs du Smala (Antoine, Tom, Jean-David, Anne-Sophie et Natacha) sont plus aguerris, mais chacun sait qu'il doit s'appliquer pour garder une cohésion d'ensemble.

Les séances de coaching ont donné aux deux équipages de belles opportunités pour améliorer leur technique. Les séances avec Elouan, ses conseils personnalisés nous ont offert un nouveau regard, qui a mis en évidence pour chacun.e des points à améliorer. Yves a suivi le St Sulpice et a donné de bonnes astuces pour corriger certains défauts, ce qui a permis de mettre le bateau à l'équilibre.

Le parcours
Cette année, le parcours de la Bilac nous fait longer les belles rives de Neuchâtel, emprunter le canal de la Thielle avant de traverser le lac de Bienne jusqu'aux clubs d'aviron biennois. Le décor change dans le canal, où les bâtiments industriels et le paysage plat pourraient presque nous faire croire qu'on est ailleurs, peut-être Berlin ? La Suisse revient à la sortie, dans le lac de Bienne, où nous attendent une régate de beaux voiliers et une légère pluie. Dans le St Sulpice, les rameuses et le rameur sont concentrés mais restent détendus. Celles et ceux du Smala poussent sur leurs jambes, le regard dans les vignes qui plongent sur le lac à leur droite, paysage de carte postale, ou de publicité pour les CFF... Les barreurs ont un peu froid et Tom regrette de n'avoir pas bu son café.

L'île St-Pierre dépassée, la fin et la faim se font sentir sur le Smala ; la pluie se déclare au dernier tiers du parcours. Malgré cela, sur les deux bateaux, les rameurs et rameuses se sentent entraînés par le rythme, et le St Sulpice aurait pu continuer sa course encore quelques kilomètres. Le Smala n'en dirait peut-être pas autant, mais tout le monde apprécie la synchronisation jusqu'au bout, même dans les dernières centaines de mètres qui semblent s'étirer en longueur. Les deux équipages s'accordent à dire que c'est leur plus belle sortie ensemble.

L'arrivée
Une fois passée la ligne d'arrivée, le Smala s'engage sous un pont, dans le petit canal qui mène au Seeclub.

Partis à cinq, c'est à quatre que l'équipage débarque, sous les regards curieux des bénévoles. Dans un moment d'abnégation, Tom s'est jeté à l'eau pour aller prendre la navette qui lui permettra de ramener la camionnette et la remorque au plus vite. Oui, c'est bien ça, la nage en a eu marre, il est parti à la nage.

À quelques dizaines de mètres de là se trouve la Société Nautique Étoile Bienne, où a débarqué le St Sulpice : deux clubs côte à côte, peut-on encore parler de Röstigraben? La SNEB, récemment rénovée, dispose d'un hangar lumineux, qui abrite quelques bijoux de technique. Le Seeclub Biel est un bâtiment en bois très bien conservé, plein de charme.

À l'arrivée, les nous profitons d'un accueil chaleureux de la part des organisateurs et même d'un verre (ou deux) de champagne du Jura (le Mauler de Môtier, produit à quelques dizaines de kilomètres de là), offert par la SNEB qui fête ses 125 ans. Réchauffés par l'apéro, Jean-David, Anne-Sophie et Natacha se jettent à l'eau, tout de même un peu frisquette, et regardent les derniers bateaux passer la ligne d'arrivée.
Sur la verdure, à l'arrière des clubs, s'est installé un cirque avec quelques roulottes, qui donne bien envie de passer l'après-midi sur place. Mais il reste encore un peu de route, des bateaux à remonter, et nous quittons Bienne après avoir déjeuner sous le soleil qui a tout de même daigné apparaître.

En quelques mots...
Les 10 rameuses et rameurs du LSA sont rentrés épuisés mais contents, satisfaits des progrès qu'ils ont pu faire pendant la préparation mais aussi pendant la course elle-même. Les rythmes se sont harmonisés en ramant, dans un esprit de convivialité et de soutien mutuel. Peut-être étions-nous sous l'effet des endorphines ? Il faut dire que l'ambiance particulière, un peu brumeuse de la course nous a permis de mettre ces quelques heures entre parenthèses. Le cadre superbe n'y était sans doute pas pour rien, tout comme l'organisation irréprochable, assurée par Tom.


Natacha et Mike

  Traversée Lausanne-Thonon    Le Léman les 19 et 20 août 2020

Il y a des moments, sur le lac, où l'on se croirait à la montagne, en pleine ascension d'un sommet. Car ça monte. Ça descend aussi, oui, mais ça ne descend que pour monter à nouveau. On a beau chercher les passages, s'enfiler dans les creux, glisser même à certains brefs moments, la sensation qui reste, c'est celle de l'assaut, constamment répété. Autant dire que ce samedi-là, vers 11 h 30, en s'éloignant – lentement – de la rive vaudoise, aucun des douze vaillants n'a regretté d'être en yole de mer plutôt qu'en skiff ou yolette. Les unes sur Fleur de Sel (Marie, Fanny, Yvette, Lauriane, Véronique), les autres sur Plume (Rolando, Denise, Lucia, Caroline, Cornelia, dont certains avaient eu droit à un café servi par l'adorable Giorgio de la Nana) ou sur Läckerli (Jean-David, Loyse), on a mis 2 heures et demie de rame (3 heures avec les arrêts) pour 19 kilomètres. Pas de baignade toutefois au milieu du lac, ça bougeait trop, et de toute façon, on était mouillés!

Le soleil, lui, avait décidé de nous ficher la paix. En revanche, lorsqu'on a débarqué à Thonon et que Lauriane et Fanny ont découvert que leur sac étanche ne l'était pas, et ont mangé leurs sandwichs spongieux, il (le soleil donc) a eu l'à propos de sortir pour sécher les effets détrempés. Une qui a mal supporté les vagues, c'est la barre de Fleur de sel, et Claude, le président du club d'aviron de Thonon et patron de l'Auberge d'Anthy (à 5 km) qui nous a accueillis et nourris (chapitre à part ci-dessous!!) a dû, comme chaque année, faire usage de ses dons de bricoleur. Sinon, on était tous entiers, et après la toujours pénible sortie des bateaux, le pique-nique et la baignade, la question a été de savoir si c'était bien le Moléson, si imposant tout là-bas, là-bas... Ça l'était, Yvette a tranché!


Et puis Véronique a filé attraper son gros bateau pour rentrer, tandis que débarquait la fraîche Camilla, qui ne voulait pas manquer, le soir, le menu poissons et autres bestioles du lac, pêchés par le frère de Claude. Mais avant, on a eu le temps de s'installer à l'auberge puis d'aller se baigner à la plage d'Anthy où il y avait du spectacle: tour à tour, deux musculeux soulevaient une boule de caoutchouc noire de 50 kilos, remplie de sable ont-ils expliqué, pour la faire rouler, un peu bêtement, sur leur épaule.

Ensuite ils plongeaient pour traverser la baie à fond le crawl. Et ils recommençaient... Et nous, très gaiement, on commentait.


Place ensuite au repas. On s'est régalé, c'est peu de le dire, entre écrevisses, féra, truite (énorme), perche, et... myrtilles en vacherin glacé. Deux gourmandes sont allées prendre le dernier bateau, et après une bonne nuit digestive, sont arrivées Silvia et Stéphanie, avides, après l'aller en CGN, de se retrouver au niveau des vagues. Car il y avait de nouveau des vagues. Toujours ce même vent, du nord-ouest, qui nous obligeait à grimper. Mais qui a eu le bon goût, au milieu du lac, alors que le doute n'était plus permis question Moléson, de virer au sud-ouest. Et cela nous a permis quelques poussées surfées, plus ou moins laborieuses – juste très maîtrisées sur Läckerli manœuvré par Marie et Fanny... On a même pu s'offrir une belle halte baignade, les bateaux s'éloignant à grande vitesse des nageurs!


A peine a-t-on vu passer les derniers kilomètres... En 2 h 45 arrêts compris, on était aux pontons. Et à Ouchy, les hôtes de Plume se sont vu offrir, les veinards, une glace à la fraise par Giorgio!


Loyse

  Randonnée à Berlin    Berlin, du 15 au 17 septembre 2019

Nous partîmes à vingt et par un prompt renfort nous nous vîmes vingt-quatre en arrivant au port.

Mais contrairement à Don Rodrigue, dont je paraphrase effrontément une des plus belles tirades (Pardon Monsieur Corneille), c'est animé d'une ardeur enthousiaste et sportive et non pas belliqueuse que nous nous sommes retrouvés par un beau matin de septembre à Berlin-Köpenick.

Berlin, dont la partie orientale recèle des petits joyaux lacustres, reliés par des canaux magnifiques au bord desquels s'égrènent des jardins soignés parfois à la limite du kitsch, des saules majestueux plongeant leurs branches au fil de l'eau...et des terrasses sur lesquelles il fait bon savourer des tranches de gâteau monumentales et roboratives, de taille à enfoncer les yolettes de quelques centimètres dans l'eau sous le poids des équipages repus.

Samedi matin, rendez-vous avec le comité d'accueil du SV Energie Berlin, le club qui nous accueille et partage avec nous ses bateaux, ses rameuses et rameurs et les kilomètres que nous parcourrons ensemble sur les canaux et lacs environnants.

Il y a certainement autant de manières de mettre un bateau à l'eau que de clubs d'aviron...reconnaissons que mettre un bateau à l'eau en le faisant simplement rouler sur le rouleau ad hoc posé au bord du canal est assez confortable. On ne peut pas forcément dire la même chose des sièges de yolette en bois qui ont une fâcheuse tendance à quitter leurs rails inopinément, nous y reviendrons sous peu. Le siège de la barre en revanche s'apparente plutôt à une sorte de trône majestueux, véritable fauteuil en bois agréablement capitonné de coussins...enfin quand ledit trône reste en place et ne se replie pas à la grande surprise de celui ou celle qui est assis dessus.

Le navire amiral, le huit sur lequel a pris place Dieter, géant à la voix de stentor prend la tête de l'Armada, suivi par les yolettes dans chacune desquelles un ou une rameur/se du SV Energie Berlin fait profiter les équipages d'un commentaire touristique en allemand, traduit avec plus ou moins de bonheur par celles et ceux qui manient la langue de Goethe...ou celle d'Emil pour les suisses alémaniques.

Première pause dans l'un des multiples clubs d'aviron qui jalonnent la région, et distribution de " vitamines " sous la forme de petites topettes miniature de liqueur aux herbes. Il y a certainement autant de manières de boire de la liqueur que de buveurs...reconnaissons que celle qui nous a été démontrée est particulièrement efficace : déboucher la topette, mettre le goulot entre ses dents et renverser la tête en arrière pour faire " cul-sec " d'un coup. (Enfin si on peut parler de cul-sec dans des bateaux en bois dont le principe est que l'eau y rentre un peu pour faire gonfler les lamelles de bois et rendre ainsi le bateau plus ou moins étanche).

Après cette halte vitaminée, l'Armada repart pour joindre le lieu du repas de midi, dans un charmant petit restaurant qui n'a rien à envier aux guinguettes des bords de la Marne, si joliment célébrées en peinture. Une partie de la troupe se régale pendant que les inconditionnelles des bains se plongent avec courage dans le lac dont la température défie les pusillanimes et frileux de tout poil.

Le retour au club se fait par le même chemin...avec une halte incontournable pour le traditionnel " Kaffee-Kuchen ", dans un petit restaurant au bord du canal. Accostage un peu chaotique pour deux yolettes qui affrontent vaillamment le bateau de CGN locale, et qui battent en retraite dans un petit canal privé, dans lequel grâce à l'intercession de notre ami Dieter (encore lui) les bateaux pourront rester le temps d'un café.

Il faut savoir que l'affaire " Kaffee-Kuchen " est prise très au sérieux chez nos amis germaniques. On ne parle pas là d'une petite pièce sucrée et d'un dé à coudre de café ou d'une tasse de thé avec un nuage de lait, non, il s'agit de déguster avec plaisir l'équivalent d'une demi-tourte abondamment garnie, et de la faire passer avec une belle tasse de café filtre. Un délice gustatif inter-prandial à la suite duquel on est content d'avoir quelques kilomètres à ramer en guise de promenade de digestion.

Une des attractions de la journée est la découverte des " bateaux de fête " embarcations ressemblant à une barge sur laquelle est posée un couvert qui ressemble furieusement à une caravane, et sur le pont de laquelle sont posés des groupes de fêtards déguisés de diverses manières et dont les libations, chants et autres animations " ciblées " font de chaque bateau un spectacle ambulant. Une mention spéciale au bateau " enterrement de vie de garçon ", dont le sujet principal était déguisé en un attribut que la décence m'interdit de nommer.

Arrivée au club, fin d'une très belle première journée de découverte et remisage des bateaux et des rames (attention, les supports de rame sont numérotés, et les rames soigneusement séchées avant d'être reposées), et retour à l'hôtel pour se changer avant de se retrouver pour le repas du soir.

Le lendemain matin, quelques courbatures stomacales vites oubliées et des cloques en formation ou " reformation " pour certaines et certains et c'est reparti pour une journée de découverte d'une autre partie de la région.

On part cette fois en formation différente : un bateau à 6 rameurs précède (ou tente de précéder) les yolettes pour partir dans l'autre direction. Les rivages sont moins coquets mais toujours aussi verts, et surtout on arrive très vite sur un plan d'eau mythique, qui a vu se dérouler les régates des célèbres JO de 1936. Bien de l'eau a coulé sous les ponts depuis lors (oui un peu facile comme allusion), mais le fait de se retrouver là titille l'imagination, et nous ne résisterons pas à tester la chose au retour.

La navigation de deuxième jour est un peu moins calme, les petits lacs succèdent aux rivières avec à chaque changement de lieu nautique un vent malin qui fait gonfler un peu les vagues et donne un petit air marin à la promenade.



Pas de guinguette à midi mais un arrêt pique-nique, stretching et yoga improvisé sous le regard perplexe des canards et des accompagnant/es locaux/ales qui voient les rameuses et rameurs faire montre de plus ou moins de souplesse et de dextérité dans le nouage des genoux et des bras, (euh...on passe le genou gauche dessus ou dessous ?) et l'étirement de la colonne vertébrale et des ischio-jambiers (Position du Triangle ou du Chien tête en bas ?).

Il est bientôt l'heure de repartir, pour passer par l'étape incontournable " Kaffee-Kuchen " et pour concrétiser l'idée qui a germé dans les esprits sportifs du matin se confronter les uns aux autres sur le plan d'eau des JO, quelle beau défi ! (Bien entendu sans enjeu, juste pour le plaisir, hum hum hum).

Un arrêt glucosé et caféiné plus tard, suivi d'une petite méditation ronflante sur un banc pour certains, et le défi est posé : La demi-finale verra s'opposer le six et une yolette dotée de rameurs de taille, les deux autres yolettes s'affronteront pour gagner leur place en finale qui sera jouée entre les deux bateaux gagnants.

Quelques essais de départ de course, pour certaines et certains il s'agit plutôt d'une découverte " Comment c'est déjà ? qu'est-ce que tu as dit ? demi, trois-quart demi et pleine ? ah non....trois-quart, trois-quart, trois-quart et pleine ? mais non voyons ! Trois-quart, demi, demi, trois-quart et pleine ! quoique la réponse d'un des chefs de nage au bateau concurrent du sien soit tout à fait adéquate également : bras-dos, bras-dos, bras-dos, bras-dos et...demi " de quoi s'assurer une petite avance.

Il s'agit de se faire plaisir, sans enjeu, sans mettre de pression...mais évidemment arrivés sur la ligne de départ les esprits compétitifs se réveillent et finalement on se prend au jeu.

La victoire finale est remportée par une yolette sur le Six...et c'est là que nous retrouvons le siège fugueur qui a lâchement abandonné la rameuse sous lequel il était, pour se mettre en travers sur les rails. Une mention spéciale et un bravo à l'esprit sportif et à la ténacité de l'occupante, qui a continué à ramer tant bien que mal et plutôt bien puisque la yolette a remporté la course ! (A y repenser, peut-être que l'équipage poussait frénétiquement sur ses pieds pour tenter d'échapper désespérément aux vociférations de sa barreuse, en tous les cas le succès était au rendez-vous !)

Retour au club et remisage du matériel, suivi par une petite halte dans un " Biergarten " sur le chemin de l'hôtel, histoire de continuer à entraîner son estomac et son foie avant le repas du soir.

Troisième et dernier jour d'aviron, cette fois nous partons en direction de Berlin, sous ciel un peu plombé. Une petite averse de départ mais il semblerait presque que la météo ici répond assez bien à la phrase " si vous n'aimez pas le temps qu'il fait, attendez quinze minutes... ".

Cette fois pas de canal verdoyant sur lequel flottent des nénuphars et des lentilles d'eau, pas de lac entouré de forêts mais plutôt les abords de la grande ville qui se révèlent au fur et à mesure de l'avance vers la capitale. Autres lieux, autre ambiance qui a son charme et surtout celui de se retrouver au pied de la version berlinoise du " Molecule Man " réalisés par Jonathan Borofsky. Impressionnant de voir de tout près ces quarante-cinq tonnes de " danseurs en métal " de trente mètres de haut, flotter sur la Spree.

Il est temps de revenir une dernière fois au club et de profiter de l'hospitalité de nos amis allemands pour un dernier pique-nique " banlieusard " avant d'embarquer dans d'autres véhicules et d'autres rames, celles du métro qui nous ramène au centre de Berlin.

Pas de " Kaffee-Kuchen " pour cette fois. Les participantes et participants cèdent aux attraits touristiques et aux sirènes du shopping et se retrouvent en début de soirée pour un délicieux dernier repas en commun qui leur permet de remercier les organisatrices pour ces très beaux moments passés ensemble.

Dernière matinée à Berlin, celles et ceux qui le souhaitent embarquent pour un tour en bateau-mouche, autre manière de découvrir une partie de la ville et de savourer les rayons du soleil qui se montre bien généreusement le temps de la promenade. Un tour au musée ou une dernière virée de shopping et toute la troupe se retrouve à l'aéroport pour le vol du retour. Toute la troupe ? non, certaines et certains prolongent la visite et envoient au groupe des photos fort appréciées.

Une très belle découverte, magnifiquement organisée à tous points de vue et des journées qui ont passé très (trop) vite en bonne compagnie.

Merci aux organisatrices et bien entendu aux membres du club SV Energy qui nous ont accueillis, entourés et ouvert leurs portes : Reinhard, Erik Bettina, Katja, Dieter.


Massouma

  Tour du lac    Lausanne, Juillet 2019

Un tour autour de notre petit monde

Joli titre, non? Il est de Mike... Mais sincèrement, rien n'a été si petit, ni le tour, ni le monde. Entre plages et chateaux, pelouses et à-pics, pluie et canicule, tartiflettes et écrevisses, creux de 3 mètres (ou de 7, Gael?) et mini-vagues, on a vécu un tutti frutti de sensations évoquant plutôt le "Tour du Monde en 80 jours". N'ont manqué que les cannibales. On a même eu des pépins - matériels: une pelle cassée dans un bruit sinistre au ponton d'Hermance (en face de Mies), un cale-pieds brisé sous la puissance d'un pied taille 38 (dommage réparé avec diligence par le président du club de Thonon dans la cave de son auberge d'Anthy). Et on a rencontré plein de copains. Ramez avec Fanny et vous verrez, elle a des amis, j'ai bien dit amis, dans chaque port.

On est donc parti - et revenu - à douze, avec Plume, la yole prêtée par la Nana, et Fleur de sel + le bus à 9 places du Club. Les participants? Eh bien les voilà: En plus des déjà nommés: Denise, Gundula, Lucia, Jean-David, Marie, Yves, Béatrice, Claudia, Loyse.

Le premier jour nous mène au port de Saint-Gingolph. Il fait autour des 35 degrés, ce qui nous oblige à sauter dans l'eau chaque fois que la barre change de mains. A noter: les plongeons au pied de l'arène de la Fête des Vignerons, exploit qui ne pourra être répété avant la Saint-Glinglin, la sieste aux allures romanichelles à Clarens sur la pelouse brûlée du Club nautique de Montreux et, surtout, le bain à proximité immédiate du cachot de Bonivard (pour les incultes, sous les murs de Chillon). Après les bières, panachées ou non, goulûment dégluties à Saint-Gingolph, montée à Novel: 700 mètres de dénivellé sur 8 km de lacets et mal au cœur garanti... Fangio, alias Yves, est au volant. Mais la fraîcheur est au rendez-vous, heureusement pour la nuit en dortoir ou en lit matrimonial. Après la tartiflette, trop copieuse pour les unes et pas assez pour l'un (il et elles se reconnaîtront), mais néanmoins très riche en sucres lents, la petite troupe n'osant aller se coucher à 20 h visite le village pentu, église comprise. Cela nous mène au moins à 21 h. La fête, quoi! Et pas moyen de faire avancer l'heure du petit-déj! A 7 h 45, pour éviter l'aller-retour dans les lacets, les bien chaussés partent rejoindre le lac à pied par le vieux chemin. Il fait déjà 34 degrés... et pourtant, la nuit, l'orage a mouillé la montagne.

A Saint-Gingolph, le lac est bon, et les yoles peuvent foncer, avalant quelque 35 km à peine entrecoupés de baignades. Il faut arriver au port de Thonon pas complètement caniculés pour apprécier, le soir à Anthy-sur-Léman, la délicieuse cuisine de Claude (une fois qu'il aura fini de réparer le cale-pieds enfoncé). Finalement, une fois les bateaux sortis de l'eau et vidés, on a le temps de pique-niquer et d'abondamment siester avant d'aller, en bus, rejoindre l'Auberge d'Anthy. Le repas du soir n'est pas racontable car il ferait trop d'envieux. Que du poisson du lac... apprêté chaque fois différemment, et servi par la femme du patron, au large sourire. Un vrai repas des dieux du lac. Bon. Je n'en dirai pas plus, faut y aller, ce sont des copains de Fanny, de Gael, d'Yves et Cie!

Et puis il pleut, rafraîchissement bienvenu, tandis que les chambres de l'auberge, très cosy, nous accueillent par duos.

Le lendemain, changement de temps.

Orages annoncés un peu partout: on va prendre les raccourcis, autrement dit couper les baies. Cap d'abord sur Hermance, à une vingtaine de kilomètres où nous pique-niquons adossés à la batisse du Sauvetage, d'où sortent trois gaillards optimistes qui nous donnent presque envie de devoir être repêchés. L'orage tourne, disent-ils, nous serons mieux du côté suisse. Nous appareillons, une rame de Plume (pas si légère au final) reste coincée et, mince, ça fait crac! La pelle Macon de réserve fait son entrée en scène.

Nous visons Versoix (non, petite Gundula, tu ne pourras pas te doucher au jet d'eau de Genève!). En réalité, au milieu de ce lac fouetté par le vent et alors que les éclairs zèbrent un horizon pas si lointain, nous changeons vite d'option et mettons le cap sur Coppet. La rive suisse a le bon goût, le mauvais pour d'autres, d'offrir un lac qui s'apaise, et c'est au soleil revenu que nous parvenons au port de Céligny. Nous y attendent, à la buvette, le père de Fanny et sa compagne, un crooner à la guitare, une ginger beer et une ambiance du tonnerre! La plage n'est pas mal non plus... Ce n'est pourtant qu'un avant-goût: ce soir nous dînons et dormons dans un château! Le château de Bogis-Bossey, pour être précis, par ailleurs centre œcuménique; mais personne ne nous oblige, tandis que le ciel lâche soudain des seaux sur nos têtes (et sur les Paléophiles) à aller chanter des psaumes en grec dans la chapelle. Et si le repas est costaud, la plupart des chambres sont single, luxe suprême.

De Céligny, nous partons sous la pluie. Qui cesse assez vite. Fanny a commandé le vent d'Ouest, il est là avec nous, grossissant les vagues. Ça

swingue et ça surfe, parfois laborieusement (les yoles ne sont pas toujours bien équilibrées) jusqu'à Saint-Prex, où nous pique-niquons sous un arbre après avoir bu un truc chaud à la buvette. Et puis ça repart, un brin plus calmement. Plume justifie son nom avec Marie à la nage. Le grand souffle de l'Ouest nous dépose enfin à bon port, Fleur de Sel à Vidy, Plume à Ouchy. Le temps pour Denise d'envoyer son mari à la pâtisserie, et en même temps que notre arrivée, nous fêtons l'anniversaire de la jeune Béatrice!

Dommage que tout ait une fin, même un si grand tour autour d'un si grand monde. Un immense merci aux organisatrices, Fanny, Gael, Denise, Lucia, Gundula, aux "moteurs" et à tous les esprits encourageants. Et désolée encore d'avoir cassé le cale-pieds!


Loyse

  Vogalonga    Venise, le 9 juin 2019

Joli mois de mars : 20 personnes sont inscrites pour la Vogalonga du 9 juin 2019
4 équipes de 5 personnes qui seront unies comme les 5 doigts de la main pour ramer ces fameux 30 kilomètres.

En avril, difficile d'organiser des entraînements avec les vacances des uns et des autres.
En mai, fait ce qu'il te plaît, mais sous la pluie! On s'entraîne sur les ergomètres à la descente et à la montée. Sur des slides à 2 et à 4....heureusement on n'est jamais les 5 car la salle n'est pas assez longue pour le 5ème ergomètre en ligne. On se marre bien!
En juin : Entraînement intensif sur l'eau. Enfin 2 fois...

Vendredi, dans le train les filles cousent leurs costumes avec assiduité, entre bavardages, pique-nique et siestes nous arrivons à Venise sous le soleil, c'est magique !

Nous entendons rapidement que les habitants vont manifester, le samedi soir, contre les bateaux de croisière qui passent devant la place Saint Marc.
La semaine précédente, l'un d'eux a percuté un quai d'amarrage et un bateau. En buvant notre premier apéro, un Spritz bien sûr, sur une place proche de Saint Marc, nous voyons virer un bateau énorme comme s'il allait venir vers nous !

Samedi en arrivant au Tronchetto, une mauvaise surprise: nous découvrons la remorque complètement abimée par un véhicule impossible à retrouver. Les bateaux sont intacts mais 2 portants sont pliés et impossible à ouvrir. Nous sortons les yolettes en les glissant vers l'avant.

Nous équipons les yolettes : portants, protections de toute part contre les vagues : cela paraît incroyable. Nous préparons les bateaux avec grand soin, chacun sa décoration : les colorés, le bateau des filles avec leurs jolies moustaches et cravates, les rouges et les cartes.

Une belle surprise nous attend : un ponton flottant bleu électrique pour la mise à l'eau. Cela me paraît bien compliqué avec cette mini passerelle où il faut manœuvrer le passage des yolettes à bout de bras, terrible virage entre les arbres sans espace pour manoeuvrer. Mais j'ai bien compris que c'est un terrible avantage ce ponton flottant, à voir la hauteur des passerelles.

Le bateau des cartes a pris des risques avec 2 mats qui tiennent une série de cartes à jouer de format A4. Avec nos beaux T-shirt nous sommes les 4 as et la dame de cœur...

Sous le premier pont menant à la place de parc nocturne un embouteillage nous pousse au bord et le mât arrière est coupé net à 20 centimètres du haut.

Nous arrivons indemnes après plusieurs croisements serrés et beaucoup de vagues, devant une charmante église où à ma grande surprise nous posons les bateaux sur des frites colorées pour la nuit.

Le jour de la course nous retrouvons les bateaux et la décoration intacts. Nous entamons la descente féerique du grand canal au lever du jour.

Nos cartes sont malmenées par le vent dès la sortie du canal. Et crac le mât arrière plie au niveau de la coque. Nous sommes empêtrés dans les cartes. Heureusement nous avons une heure d'avance.

Nous commençons une course contre la montre : nous allons nous coincer entre des poteaux en bois et le barreur monte sur une échelle. Une fois le bateau retourné, aidé de la personne en 1, le jeu d'équilibre commence ! Les 3 rameurs restant maintiennent le bateau entre les piliers sans casser les rames et les 2 singes bricolent: suspendu à l'échelle et couché sur l'arrière de la yolette.

Pendant ce temps on entend une clameur et des sifflets : un énorme bâtiment de croisière traverse la zone de départ. Deux de nos bateaux sont dans la trajectoire du monstre.

Ouf nous sommes prêts à tout donner au coup de canon!

C'est incroyable tous ces bateaux, grands-petits, 1 rameurs, 20 rameurs, et de toutes les couleurs. Les bateaux filent, se faufilent, plantent les rames. Quelques échanges sur la possibilité de jouer au poker ou de plaisanter avec le bateau des filles moustachues et en cravates.

Nous passons les îles, à Murano les gens nous acclament lorsque nous dépassons un bateau festif qui a un canon à ... et notre bateau est plein de confettis ! Le retour se fait sous un grand soleil sans un souffle d'air.

L'entrée dans le Canareggio est aisée pour les 4 bateaux, nous sommes acclamées par la foule, les gens sont agglutinés sur les ponts et les terrasses, c'est féérique. Un dernier petit effort et nous arrivons à la fin de cette course mythique.

L'organisation est du tonnerre, merci les Legos. Marie, Joelle, Victoire, Jean-David et Rolando ont œuvrés avec brio à organiser ce fabuleux weekend. On a mangé excellemment bien à de jolies terrasses, le soleil a brillé de tous ses feux.


Stéphanie Fridelance

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